Dans La fin de l’homme rouge, Svetlana Alexievitch recueille les voix de ceux qui ont vécu la chute de l’Union soviétique. Ce ne sont pas les grands de ce monde qu’elle interroge, mais des femmes, des hommes ordinaires, pris dans le tourbillon de l’Histoire. Leur parole est celle d’une mémoire à vif, souvent tragique, parfois lumineuse, toujours profondément humaine. Loin d’un récit historique traditionnel, le livre mêle témoignages, confessions intimes et bribes de récits épars, construisant une polyphonie bouleversante. Alexievitch y poursuit son projet d’« histoire des sentiments », où l’idéologie laisse place aux émotions et aux silences de ceux qui ont vécu l’utopie soviétique de l’intérieur.
Henning Mankell a adapté Lysistrata à Maputo en 1992. « Nous faisions une adaptation de Lysistrata. Le côté grec avait été gommé, mais le cœur de l’histoire, une grève de l’amour entreprise par les femmes pour contraindre leurs hommes à conclure la paix, était aussi actuel qu’il l’était il y a plus de deux mille ans, quand Aristophane avait écrit cette pièce géniale »
Il faudrait un mot pour décrire le moment où on résout un problème alors qu’on était sensé penser à tout autre chose. L’expérience du — bon sang mais c’est bien sur — pendant la pause cigarette. Combien de problèmes informatique ai-je résolu par ce pas de coté. Continuer de se concentrer sur ce qui ne fonctionne pas est une impasse.