Bonne nouvelle — Rennes

L’enseigne, derrière, dit « La Bonne Nouvelle ». Le visage, devant, dit tout le contraire — méfiant, sur ses gardes, ailleurs. Toute la photo tient dans cet écart entre le mot promis et la mine qui le dément. Autour d’elle, une terrasse rennaise se défait dans le flou : un homme à son téléphone, un passant, des chaises vides en rotin grenat. Elle est le seul point net d’une ville qui s’estompe — absorbée dans une conversation dont on ne saura rien, sourde au bonheur que le café affiche dans son dos.