Blues Folk Festival — Binic, léopard

La lumière de fin d’après-midi s’accroche aux cheveux décolorés — un platine ébouriffé qui brûle presque au milieu de la foule. Tout le reste s’incline : la tête baissée, les yeux cachés derrière les aviateurs, le léopard de la chemise qui fait le fauve alors que la posture dit le recueillement. Autour, le festival continue en taches floues — casquettes, échafaudages de scène, feuillages surexposés. Lui seul est immobile, absorbé, comme retiré un instant du bruit qu’il est venu chercher.