La fugue
Autant la foule m’était insupportable, autant le trou à rats me servant de logement me sortait par les yeux. Bien sûr, tout ça était rassurant.
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Autant la foule m’était insupportable, autant le trou à rats me servant de logement me sortait par les yeux. Bien sûr, tout ça était rassurant.
Je m’appelle Cassiopé et je suis enfin arrivée au bout du chemin. Je n’aurais jamais cru que ça puisse être aussi long quand je suis partie.
Un portrait sur le vif à la terrase d’un café
Suicide de Lily en 2024 lors de son placement par l’ASE dans un hôtel
Festival en solo
Entre les débris restés après le démantèlement de l’Union Soviétique et une population à l’identité survivante, un voyageur se laisse guider par l’instant, par l’instinct.
D’abord, il y avait ce type anglais, trop anglais, qui chantait en massacrant un bouquet de glaïeuls. On trouvait plus facilement des magazines, des critiques, une pauvre heure hebdomadaire à la télévision. La radio publique diffusait parfois à des heures indues des trésors de discothèque. La musique c’était avant tout des images et des mots, à moins d’aduler Michael Jackson, Jean-Jacques Goldman et Daniel Balavoine. Donc, il avait vu dans Best des photos, la critique de l’album et rien de plus. Il allait falloir attendre plusieurs semaines pour oser franchir la porte du disquaire avec suffisamment d’argent de poche pour ne pas se retrouver comme un con avec le Graal à portée de main et en manque de 10 balles pour l’acheter. ...
Le temps, c’était le principal object d’étude de Kronos.
Impossible de rejoindre le nid. Ils sont là, comme à chaque fois que le soleil pointe le bout de son nez. Celle-ci boit son café, celui-ci baguenaude, arrache quelques « mauvaises herbes ». Enfin, bref, ils occupent le terrain. Impossible donc d’atteindre le nid sans dévoiler sa position.
Je fus indispensable. Comment sortir tête nue. Ça ne se faisait pas. Béret, fichu, melon et autres hauts de forme, chacun choisissait le sien. Bien sur, on avait pas vraiment le choix. La casquette pour l’ouvrier ou le cultivateur, un simple tissu pour les domestiques. Les riches, eux, changeaient en fonction de leurs occupations.