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La fugue
Autant la foule m’était insupportable, autant le trou à rats me servant de logement me sortait par les yeux. Bien sûr, tout ça était rassurant. Les mêmes objets aux mêmes places, les mêmes personnes faisant les mêmes choses, ayant toujours les mêmes réactions. Après m’en être repue durant toutes ces années, c’était fini. À partir de maintenant, je quittais ce monde. Le seul que j’avais jamais connu.
Comme je n’avais strictement aucun projet, le premier lieu serait la gare. De là, au moins, on pouvait partir. Je me plantais devant le tableau des départs. Paris, forcément. Nantes, bof. Brest, et...